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Livre d'Or et Actualité de Nathalie Dau, auteur de Fantasy
 
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 Armand de la fère, Riku et Aède au sommaire d'Univers III

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MessageSujet: Re: Armand de la fère, Riku et Aède au sommaire d'Univers III   Jeu 12 Oct 2006 - 19:28

Et je suivrai Aède en disant que l'on a une équipe soudée de joyeux loufoques tout plein d'abnégation pour ce beau support. Embarassed
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MessageSujet: Re: Armand de la fère, Riku et Aède au sommaire d'Univers III   Mar 24 Oct 2006 - 16:10

Critique de Néocrate (que Nedeleg doit redouter un peu) :

Dans la famille webzine, voici Outremonde, une revue électronique téléchargeable gracieusement, fruit du travail et de la passion d’adeptes d’un forum d’écriture. Ses particularités ? Une maquette impeccable, faisant la part belle aux illustrations, et une régularité de parution pratiquement devenue une gageure dans le monde du fanzine. Passée de 76 à 100 pages depuis le numéro 2, la revue suit son petit bonhomme de chemin et s’essaye au numéro semi thématique par le biais d’appel à textes ciblés. Ainsi trois nouvelles et un article de ce numéro traitent de la fantasy celtique. Les quatre autres textes embrassent le reste du spectre des littératures de l’imaginaire en empruntant les voies de la science-fiction et du fantastique, tandis qu’une interview de l’auteur Roland C. Wagner comblera tout lecteur qui se respecte.

J’oubliais une dernière excentricité au sujet d’Outremonde : le format des biographies des auteurs et des illustrateurs. Elles s’exposent sous l’aspect de fausses interviews loufoques dirigées par le baron et la baronne de Castelfiel, deux artistocrates « vieille France » aussi imbus d’eux-mêmes que condescendants vis-à-vis de leurs invités. On aime ou pas. Personnellement, j’ai lu la première en diagonale et délaissé les autres. Non seulement je ne saisis pas tellement la pertinence de ces présentations à la tournure un peu téléphonée, mais leur longueur oblige à délayer les informations concernant les interviewés et casse le rythme de la lecture du webzine. Sans aller jusqu’à supprimer cette initiative, il serait vraisemblablement bon d’instituer un échange non simulé entre l’auteur et un membre de l’équipe incarnant un de ces personnages, et d’aller à l’essentiel.

Au niveau des illustrations, une partie est en « 3D ». Au risque de paraître vieux jeu, ce n’est pas ma tasse de thé : les images, froides et rigides, semblent ringardes avant l’heure. En revanche, au rayon des dessins plus classiques, c’est une réussite complète : de la femme-dragon en crayonné de Nadia aux peintures somptueuses de Fabien Fernandez et de Magali Villeneuve en passant par le ver cauchemardesque d’Alain Mathiot, on touche à l’extase visuelle.


Le Flambeau d’Outremonde de Franck Marcadier – illustration de Nadia

Un récit en forme de prologue ouvert qui a l’ambition de stimuler l’imagination et d’initier un cycle de nouvelles émanant d’amoureux de l’écriture collective. L’initiative est originale même si le résultat risque d’être un poil désordonné au vu de la liberté accordée aux participants. Ce prologue met en scène un Ecrivain, avec un grand E, en balade dans les rues enténébrées de Londres et qui rencontre un impitoyable bateau-dragon incarnant l’Art. Hallucination ? Réalité ? La réponse à vos questions dans ce récit à l’écriture raffinée mais qui souffre d’être trop descriptif et emphatique pour ne pas pencher vers la littérature pour littérateurs.


Le chemin d’une vie de Théo – illustration de Nathy

Une vision de l’au-delà glaciale et morne : un homme, ou ce qu’il en reste (son âme ?) après un accident mortel, suit une ligne bleue qui résume sa vie et ses rencontres marquantes avec les êtres qui lui furent chers. Avec une prose directe et efficace, l’auteur nous emmène le long d’une histoire qui, si elle ne se révèle pas renversante, est fort bien menée.

Nennius de Georges Bernay – illustration de Fabien Fernandez

L’histoire de Nennius, une sorte de druide aux allures de brute, et de sa traversée d’un lac pour rejoindre une île qui n’existe pas. Un conte baroque, dur et sensuel, qui vaut surtout pour son personnage principal haut en couleurs, à mon sens insuffisamment exploité. Le récit, malgré sa fluidité et sa beauté sauvage, laisse un goût d’inachevé et beaucoup d’interrogations dans l’esprit du lecteur.

Article sur Slain par Guy-François Evrard

Slain, vous connaissez ? C’est une bande-dessinée avec un environnement qui emprunte aux légendes celtiques et un héros qui possède la Conan attitude.
Guy-François Evrard s’est dit que ça serait une bonne idée de faire un résumé des quatre premiers ouvrages et un glossaire des différents protagonistes et objets qui parsèment le cycle.
La preuve qu’on peut chroniquer une œuvre sans y introduire le moindre gramme d’analyse. Reste à savoir qui cela peut intéresser.

Liténa la maudite de Sébastien Clarac – illustration de Magali Villeneuve

Le récit plein de sang et de fureur de la bataille qui eut lieu dans la forêt de Liténa, entre des Romains avide d’achever leur conquête de la Gaule et des Gaulois acculés, prêts à la pire infamie pour repousser l’envahisseur. Une narration vivante et une histoire où action et émotions fortes sont prépondérantes font de cette nouvelle un agréable moment de lecture. À condition de mettre de côté le manque de finition du texte et les étourderies qui l’émaillent (« Sa décision resta cependant indécise… », « L’homme écuma son sang par les lèvres. »…).

Les barbares de Zali F. Falcam – illustration de Tiger-222

Les barbares, ce sont Schella et son garde du corps Brenoss, ces deux Gaulois qui aimeraient rendre hommage aux dieux et à la nature. Mais il en est des divinités ancestrales comme des civilisations : aucune n’est éternelle.
Un texte court et touchant de nostalgie.

La dernière chevauchée des immortels d’Eric Gillard – illustration de Bernie

Le récit de l’ultime bataille des Immortels, ces guerriers d’élite au service d’une planète colonisée. La transposition space-opera d’unités et d’armes grecques ajoutée au côté « fort Alamo » de l’escarmouche est sympathique. Qui plus est, le style est aussi précis que la narration est épique. Dommage que l’ensemble soit si court et que le background ébauché n’ait pas été traité plus en profondeur.

L’en-deça de Cyril Carau – illustration de Alain Mathiot

Cette histoire nous présente une vision de l’enfer tout ce qu’il y a de plus effrayante et peu ragoûtante. Heureusement, un damné va faire en sorte que cela change.
Le style est ici chatoyant et profus, mais l’auteur a une fâcheuse tendance à faire primer la forme sur le fond. Cela nous donne un texte qui se déclame davantage qu’il ne se lit.
Sans oublier la fin sibylline pour achever de perdre le lecteur.


Un bilan en demi-teinte pour cet opus. Pas de mauvais textes mais pas vraiment de récits marquants non plus, et quelques interventions à mon sens dispensables (les délires des Castelfiel, l’article sur Slain). On sent le dynamisme et l’enthousiasme de l’équipe dans la soif d’expérimentation tous azimuts qui imprègne le fanzine. Reste à les canaliser et à viser davantage la concision (100 pages pour un fanzine électronique, c’est long).
Tous les éléments sont réunis pour faire d’Outremonde un webzine de référence.

--
Neocrate, le 24/10/06



Pour ma part, je ne peux qu'exprimer également mon ravissement face aux magnifiques illustrations. Ravissement également devanr le n°2.

Magali et Xemnas sont également présents sur de nombreux autres supports.
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MessageSujet: Re: Armand de la fère, Riku et Aède au sommaire d'Univers III   Mar 24 Oct 2006 - 16:12

Marrant comme la critique de Néocrate rejoint celle-ci :

Oman :
La dernière chevauchée des immortels:
J'ai eu l'impression de me retrouver en pleine bataille de Warcraft III, avec un zest de age of empires II donc ambiance sympa (je suis fan de ces jeux de stratégie) mais je trouve que ça manquait un peu de développement, malgré le descriptif qui immerge le lecteur au coeur de la bataille digne de celles de Ilium et Olympos. Un peu dommage.

Ma réponse, parce qu'il faut tout de même préciser certains points :

Comme quoi ... On est toujours surpris ! Je ne joue pas, donc Warcraft et Ages of Empires sont des énigmes. Même si j'adore Dan Simmons et la tétratologie d'Hypérion/Endymion, je n'ai encore lu ni Ilium ni Olympos. sorry Ce qui m'a inspiré : Starship Troopers et La guerre éternelle, avec un soupçon de L'âge de Diamant (Heinlein-Haldeman-Stephenson), et L'Ajax de Sophocle avec un rendu plus lyrique que tragique.

Merci pour la critique.
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MessageSujet: Re: Armand de la fère, Riku et Aède au sommaire d'Univers III   Mar 24 Oct 2006 - 16:24

:nocomment: au sujet des répétitions et étourderies dans les textes OM, j'ai ouvert ma gueule une fois, je me suis fait allumer, depuis je ne poste plus sur OM. Chat échaudé...

Contente que les argemmiosiens s'en sortent mieux que d'autres dans la critique de Néocrate Very Happy
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MessageSujet: Re: Armand de la fère, Riku et Aède au sommaire d'Univers III   Mar 24 Oct 2006 - 16:25



Pas moins!
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MessageSujet: Re: Armand de la fère, Riku et Aède au sommaire d'Univers III   Mar 24 Oct 2006 - 16:34

C'est vrai que parfois c'est un peu lassant. J'ai répéré quelques erreurs dans un texte et cela m'a agacé ; mais cela dépend des correcteurs. On ne s'improvise pas correcteur. J'ai été très surpris des corrections de Aède et Elie Darco que j'ai touvées très relevées et judicieuses. En outre, l'impératif de sortie de la revue est une contrainte.

J'en suis à la 3° correction pour mon texte hommage à Howard. Simon se révèle très coriace et pertinent.

Moi aussi j'aimerais bien avoir écrit 250 pages de plus. Etre comparé à Dan Simmons

Enfin, les illustrateurs sont plébiscités, c'est bien, car leur travail est bluffant. Magali, j'aime beaucoup tes oeuvres. Il y a une mélancolie qui ressort dans l'attitude des personnages, le dégradé des couleurs.
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MessageSujet: Re: Armand de la fère, Riku et Aède au sommaire d'Univers III   Mar 24 Oct 2006 - 16:38

J'ai reçu sur Mystara un mail très sympa ( lol! ) de Fabien Lyraud qui a apprécié mon "petit chef d'oeuvre", et cela m'a fait chaud au coeur.


Dernière édition par le Mer 1 Nov 2006 - 12:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Armand de la fère, Riku et Aède au sommaire d'Univers III   Mar 24 Oct 2006 - 16:56

j'ai pas tout compris, là... pourquoi tu crains la critique de Neocrate, Nath ?
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MessageSujet: Re: Armand de la fère, Riku et Aède au sommaire d'Univers III   Mar 24 Oct 2006 - 17:07

Parce qu'il co-dirige avec Karim Berrouka les anthologies de CeZaMe !! affraid affraid affraid affraid affraid affraid affraid

[edit de la Patronne : la collection "recueils de nouvelles", pas les anthologies]
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MessageSujet: Re: Armand de la fère, Riku et Aède au sommaire d'Univers III   Mar 24 Oct 2006 - 17:11

Ah ok ! La collection recueils, d'ailleurs. Mais bon, moi ça ne m'inquiète pas, ce qu'écrit Nath est trop bon sunny
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MessageSujet: Re: Armand de la fère, Riku et Aède au sommaire d'Univers III   Mar 24 Oct 2006 - 17:12

Armand de la fère a écrit:
J'ai reçu sur Mystara un mail très sympa ( lol! ) de Fabien Lyraud qui a apprécié mon "petit bijou", et cela m'a fait chaud au coeur.

D'autant plus précieux que Fabien Lyraud est difficile Very Happy

Encore une fois, félicitations à vous trois
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MessageSujet: Re: Armand de la fère, Riku et Aède au sommaire d'Univers III   Mar 24 Oct 2006 - 17:32

Pour la peine, je vais me noyer dans le Nuit Saint-Georges, hier c'était le Chateauneuf du Pape. J'ai décidé de faire un sort à ma cave.
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MessageSujet: Re: Armand de la fère, Riku et Aède au sommaire d'Univers III   Mar 24 Oct 2006 - 17:48

Nuit Saint Georges ? Attends-moi, j'arrive !
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MessageSujet: Re: Armand de la fère, Riku et Aède au sommaire d'Univers III   Mar 24 Oct 2006 - 21:09

T'inquiète j'ai plus de 200 bouteilles à la cave ! pas toutes les mêmes, faut varier l'ivresse. J'ai 8 mois pour en boire beaucoup !!! Je vais en profiter !
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MessageSujet: Re: Armand de la fère, Riku et Aède au sommaire d'Univers III   Mer 1 Nov 2006 - 12:02

Critique de Havelock sur scifi-universe :

Nos copains d’OutreMonde nous offrent ce mois-ci la troisième fournée de leur Web-Revue, en passe de devenir incontournable sur la toile francophone.

C’est tout de même pas tous les jours que l’on nous offre de la littérature gratuite, et qui plus est, d’un aussi bon niveau.

Le thème retenu pour cet Univers 3 : « La Gaule Celtique ».
Attention, rien de graveleux dans ce sujet ! Nous parlons bien de nos ancêtres les gaulois et de toute les magies et maléfices que peuvent induire ce thème. Parmi plus d’une dizaine de textes envoyés à l’équipe rédactionnelle, trois ont été choisis pour figurer dans ce numéro.

Une fois de plus les illustrations ont été confiées à de jeunes artistes de talent qui ont livré des œuvres belles à pleurer.

Au sommaire d’OutreMonde Univers N°3 :

Nouvelle : Le Flambeau d'OutreMonde
Texte de Franck "DT" Marcadier, illustration de Nadia
« Tout d’abord les ténèbres, dévorant les tunnels, langue noire d’obscurité ayant établi son royaume au sein de ces ouvrages abandonnés par l’homme. Elle y règne ici depuis des décennies, oublieuse de la lumière, dans un silence que ne viennent troubler que les faibles couinements des rongeurs qui l’arpentent, médiocres mais innombrables seigneurs de ce qui furent les premières voies du métro de Londres.»
Un texte sombre, qui transporte le lecteur des rues de Londres jusque dans les entrailles d‘un OutreMonde, un royaume oublié où règne Ecorva. Ce texte introduit un monde qui pourrait devenir le « fil rouge » des futures éditions d’OutreMonde.

Nouvelle : Le Chemin d‘une Vie
Texte de Théo, illustration de Nathy
« La mort est un processus rectiligne comme disait l’autre, maintenant, je le sais.
C’est une ligne parfaite, une ligne impeccablement droite. Elle est d’un bleu profond, froid, dur, et envoûtant. Elle est nette, sans aucun défaut, c’est la perfection portée à l’état de ligne, la plus pure et incontestable droite.
Elle est infinie, aussi ; car où que l’on porte son regard, où que nos pas nous mènent, cette ligne est toujours là, imperturbable, ininterrompue. Ce n'est pas elle qui nous suit, mais nous qui ne pouvons nous résoudre à nous en détacher. Loin à l’horizon, on la voit se perdre dans l’immensité vide de ce monde. Il n’y a rien à la surface, rien que cette ligne bleue, entêtante. »
Un texte profond, emprunt d‘une grande nostalgie et d‘une certaine mélancolie. Un texte qui tend vers une philosophie simple : Carpe Diem…

Nouvelle : Nennius
Texte de Georges Bernay, illustration de Fabien Fernandez
(texte vainqueur de l’AT « La Gaule celtique »)
« J'aime le silence. Je suis moi-même le silence. Silence et immobilité. Toute ma force, tous mes pouvoirs ne prennent leur source que dans ce silence, dans cette solitude volontaire que je crée autour de moi d'un seul regard.
J'étais toujours debout, insensible au tangage de notre esquif, toisant l'horizon si épais et si sombre que l'on croyait pouvoir le toucher de la main. Une lanterne misérable ne créait qu'un halo dérisoire d'une couleur jaunâtre. L'air était calme. Pas un souffle. Pas un bruit. Pas un cri. Nous glissions sur des flots apaisés et insondables.»
Un récit intense et maîtrisé, emprunt d‘un érotisme bestial.



Article : Une chronique de Guy-François Evrard qui nous présente Slaine, le héro barbare, le guerrier Celte né sous les pinceaux de Patt Mills.

Nouvelle : Liténa la Maudite
Texte de Sébastien Clarac, illustration de Magali Villeneuve
(texte vainqueur de l’AT « La Gaule celtique »)
« Le murmure du vent dans les branchages cessa.
Une nuée d'étourneaux, alarmée par une mystérieuse menace, s’envola.
Une brume rosâtre s’éleva du sol humide.
Un silence lugubre, de mauvaise augure, s’imposa.
Le vieux druide reconnu les signes. Il tenta de se redresser…
« Restes assis mon ami. »
Surgit de la brume fantasmagorique, un majestueux cerf blanc à la ramure dorée s’avança avec noblesse.
« Kernunos ? » S’étonna le druide.
Le grand cerf blanc agita sa tête pour que le tintement de cette chaînette en or qui courait de son oreille à sa bouche, signe incontestable de son identité, parvienne jusqu’au mortel.
Une superbe nouvelle pleine d’un souffle épique qui sied magnifiquement à ce récit quasi historique, plein de magie et de fureur.



Nouvelle : Les Barbares
Texte de Zali F. Falcam, illustration de Tiger-222
(texte vainqueur de l’AT « La Gaule celtique »)
« La voix des ancêtres, en général discrète, bourrue et timide, se fit bientôt entendre à son tour. Les druides qui avaient arpentés ces bois des siècles durant étaient assis au bord du lac, lissant leurs barbes folles en se racontant des histoires croustillantes, chacun rivalisant d’anecdotes pour prouver que sa génération était la plus farouche et la plus sage. Les âmes des guerriers, de leurs femmes, de tous les clans formaient entre ciel et terre un banquet où les guerres de tribus n’avaient plus cours et où, dans cette grande fête de l’invisible, on célébrait désormais l’hommage de tout un peuple rendu à la nature qui le faisait vivre.»
Encore un très beau texte emprunt de poésie et d’un esprit écolo qui sied parfaitement aux divinités et croyances celtiques. Le thème de la disparition d’anciennes divinités au profit de nouvelles a souvent été exploité dans la littérature ou le cinéma (Je pense entre autre au film Excalibur qui voit Merlin, la magie, la sorcellerie et les croyances anciennes, s’étioler face au Christianisme).
Ce texte est fort des sentiments qu’il peut faire ressentir au lecteur : le plaisir, le romantisme et la joie de cette dernière communion des esprits de la forêt, des druides et des membres disparus des clans, suivi par la nostalgie et la mélancolie.



Article : Une excellente interview menée par le protocelte Thierry Santander alias Arius, qui soumet à la question le génial auteur Roland C. Wagner. Une mine d’information !

Nouvelle : La dernière chevauchée des Immortels
Texte de Eric Gilard, illustration de Bernie« Les explosions se rapprochaient, trop vite. L’artillerie ne parvenait pas à enrayer l’assaut. Cyrus risqua un regard hors de son trou. Ni réflexe, ni panique, son acte était seulement stupide, mais il ne se fiait plus qu’à moitié aux données tactiques affichées sur la visière semi-opaque de son neurocasque. Il savait, comme les autre vétérans, que les blancs-becs de l’état-major n’hésiteraient pas à censurer les informations en provenance de tous les postes de combat, au mépris des vies ainsi risquées, pour ne pas compromettre leur foutue stratégie.»
Un récit entre SF et mythologie haut en couleur, une bataille homérique et un héro très en colère !

Nouvelle : L’En-Deça
Texte de Cyril Carau, illustration de Alain Mathiot
« La désolation dégoulinait de tous les pores de l’abîme. Conséquence d’un infini malade qui dégueulait les maux de tous les univers, la corruption suintait miasmes, crachats, sanie, bubons éclatés. D’atmosphère point, sinon un bouillonnement permanent. Là, repos, respiration, espoir n’avaient plus de sens. Plissures sur toute lumière, le paysage s’étendait en un entremêlement de spirales. Aucune logique ne semblait gouverner l’architecture visible. Les mouvements ne suivaient aucune rythmique. Aucun centre de rotation, aucune source aux rivières en fusion, aucune intelligence organisatrice, sinon celle d’une géométrie spectrale — le chaos seul orchestrait l’horreur s’ajoutant à l’horreur.»
L’ami Cyril Carau (ou Aède pour les intimes ou bien Mamour pour les encore plus intimes) nous livre un texte effroyable. Je parle du thème, pas de la prose, toujours aussi exquise. Oserez vous plonger à l’instar de son héro dans les précipices insondables de l’horreur à l’état brut. Cyril aime Lovecraft, Clark Ashton Smith et les écrivains maudits, cette passion suppure de sa plume…


Signalons encore l'unanimité sur la qualité des illustrations.
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MessageSujet: Re: Armand de la fère, Riku et Aède au sommaire d'Univers III   Mer 1 Nov 2006 - 12:35

Je suis tombé sur une engueulade que je ne veux pas raviver, mais certains points m'intéressent.
Je cite :

"Par exemple, l'emploi répétitif des auxiliaires n'est pas une lourdeur de style en anglais, mais c'en est une en français.

Idem les répétitions ne sont pas une lourdeur de style en anglais, elles le sont en français (sauf quand il s'agit d'un effet de style délibéré pour "renforcer" une image)."

Tu peux développer, cela m'intéresse beaucoup. Pourquoi les auxiliaires ne sont pas comptabilisés en anglais et comment évites-tu les répétitions lors de la rédaction d'un texte au passé ?
Je crois entrevoir la réponse mais un cours me plairait bien.
Dernièrement, j'ai écrit un texte au passé simple et à l'imparfait. Pour relater une péripétie antérieure, j'avais tout mis au plus que parfait et passé antérieur (admettons celui-ci). Ensuite, j'ai réécrit en n'employant les temps avec auxiliaire que lorsque les temps de la principale et de sa subordonnée étaient différents, l'un étant antérieur à l'autre.

Et pour l'anglais, effectivement je note que l'auteur que je lis n'évite pas les répétitions, ni les auxiliaires. pourtant, elle fut professeur de littérature anglaise, ce qui peut sembler surprenant. Il s'agit de Novalyne Price, la "petite amie" de Robert Howard, relatant leur histoire commune. Dans les textes traduits d'Howard, il y a parfois des répétitions agaçantes. Je dispose maintenant de certains textes originaux anglais, je vais pouvoir comparer, néanmoins, ces répétitions me semblent plus imputables ou à la traduction, ou au fait qu'Howard écrivait jusqu'à 3 nouvelles par semaine. Notons d'ailleurs que ces répétitions sont extrêmement ponctuelles et n'apparaissent que dans certains textes et lors de passages bien précis. Ce n'est absolument pas une caractéristique du style howardien. Plutôt une scorie que je ne sais pas encore à qui ou à quoi imputer.

Moi toute imperfection de la langue me gâche la lecture irrémédiablement. Je suis un intégrite vouant aux Gémonies les imperfections.
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MessageSujet: Re: Armand de la fère, Riku et Aède au sommaire d'Univers III   Mer 1 Nov 2006 - 13:14

On parle de lourdeur de style, en français, lorsque les verbes "être" et "avoir" (et "faire", "aller", "dire") sont systématiquement employés en lieu et place de synonymes plus pointus ou plus imagés.

Par exemple, en français, une succession de phrases de ce type :

Elle était grande. Elle était devant moi et me gênait la vue. Elle avait sur la tête un grand chapeau...

Tu peux aisément voir qu'on peut remplacer la plupart de ces verbes être et avoir, pour un style plus littéraire :

Elle était grande. Elle se tenait devant moi et me gênait la vue. Elle portait un grand chapeau...

En revanche, en anglais, employer constamment "was" n'est pas une lourdeur de style.

La remarque sur la répétition ou l'emploi excessif ne joue pas dans le cas des temps composés imposant l'emploi des auxiliaires. Mais c'est aussi à toi, auteur, d'alléger ta sauce en alternant les verbes à auxiliaire "avoir" et ceux à auxiliaire "être". En rompant avec des nominales, éventuellement.

Puis une autre lourdeur qu'on rencontre en français est l'abus des relatifs (ce que tu as fait remarquer dans un autre topic).

Pour les répétitions qui ne sont pas une lourdeur en anglais, c'est par exemple le fait de répéter le nom du personnage à chaque phrase. En anglais ça le fait, en français, non. L'anglais martelle, quelque part. On pourrait dire qu'il cherche l'efficacité. En outre, l'anglais a aussi un avantage avec ses "his", "her", et "its" qui permettent de lever bien des ambiguités que nous induisons avec un seul et même "son". Oui, c'est le sien, mais c'est celui de qui ? Nous devons donc penser différemment nos syntaxes, parce que nous ne disposons pas des mêmes outils pour nous exprimer et faire passer à autrui, de façon la plus limpide possible, ce que nous cherchons à lui dire.

D'où le danger des traductions collant trop au texte d'origine.
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MessageSujet: Re: Armand de la fère, Riku et Aède au sommaire d'Univers III   Mer 1 Nov 2006 - 13:32

Ok, je vois pour l'anglais. Je vois pour les auxiliaires, en fait c'est plus une pauvreté de vocabulaire ce que tu mets en exergue.

Je te propose deux versions d'un extrait, qu'en penses-tu ?

La première :

L’étranger courait depuis des heures. Il fuyait depuis que sa secrète incursion en territoire picte avait brutalement pris fin. Les chasseurs avaient relevé son passage et l’avaient acculé au bord du gouffre. Son coutelas avait éventré le Picte intrépide qui s’était jeté sur lui, puis il avait sauté. Mieux valait mourir les os rompus que panteler à la pointe d’un couteau picte. La rivière était plus profonde qu’il ne l’avait cru, et son audace lui avait procuré une confortable avance. Ses poursuivants avaient rebroussé chemin pour contourner la falaise. Le temps qu’ils parviennent à la rive et se scindent en deux groupes, l’un retournant alerter la tribu, l’autre inspectant les berges, il était loin. La fin était pourtant proche. Rendus fous furieux par le sang et sa disparition, les guerriers pictes l’avaient pisté. Obstinément, les farouches hommes sauvages l’avaient poursuivi. Ils gagnaient sans cesse du terrain, malgré ses tentatives pour brouiller sa trace, ou à cause du temps perdu à tenter de les égarer vainement. Bientôt les Pictes fondraient sur lui et personne n’entendrait plus parler de Carrala l’éclaireur Bossonien. Désormais, son vœu le plus cher était de ne pas mourir seul, et que l’un au moins de ces démons bruns fasse connaissance avec sa lame acérée.


Le deuxième après critique sévère d'un correcteur :

L’étranger courait depuis des heures. Il fuyait depuis que sa secrète incursion en territoire ennemi avait brutalement pris fin. Les chasseurs avaient relevé son passage et l’acculèrent au bord du gouffre. Son coutelas éventra le Pict intrépide qui se jetait sur lui, puis il sauta. Mieux valait mourir les os rompus que panteler à la pointe d’un couteau pict. La rivière se révéla plus profonde qu’il ne l’avait cru, et son audace lui procura une confortable avance. Ses poursuivants rebroussèrent chemin pour contourner la falaise. Le temps qu’ils parviennent à la rive et se scindent en deux groupes, l’un retournant alerter la tribu, l’autre inspectant les berges, il était loin. La fin était pourtant proche. Rendus fous furieux par le sang et sa disparition, les guerriers le pistaient. Obstinément, les farouches hommes sauvages le poursuivaient. Ils gagnaient sans cesse du terrain, malgré ses tentatives pour brouiller sa trace, ou à cause du temps perdu à tenter de les égarer vainement. Bientôt les Picts fondraient sur lui et personne n’entendrait plus parler de Carrala l’éclaireur bossonien. Désormais, son vœu le plus cher était de ne pas mourir seul, et que l’un au moins de ces démons bruns fasse connaissance avec sa lame acérée.

Le récit est au passé simple et imparfait, mais lorsqu'un fait antérieur est évoqué, hop plus que parfait.
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MessageSujet: Re: Armand de la fère, Riku et Aède au sommaire d'Univers III   Mer 1 Nov 2006 - 15:46

Alors à moins de retours à la ligne suggérant un flash back dans l'esprit de l'homme qui court, la seconde version coince de partout avec ses emplois du passé simple. Surtout dans la phrase : Les chasseurs avaient relevé son passage et l’acculèrent au bord du gouffre.

Est-ce que l'homme est acculé à l'issue de cette course de plusieurs heures, ou bien songe-t-il aux événements antérieurs tandis qu'il court ?

En fait les 2 narrations donnent 2 versions totalement différentes, d'un point de vue chronologie des événements.

C'est qui le correcteur ? (tu peux répondre en MP pour respecter la confidentialité Wink).
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MessageSujet: Re: Armand de la fère, Riku et Aède au sommaire d'Univers III   Mer 1 Nov 2006 - 16:11

En effet, les deux versions n'ont pas du tout la même signification.

Je dirais que dans bien des cas, je regrette que les auteurs remplacent des verbes comme "faire" par un soi-disant synonyme, du genre "fabriquer", dans des contextes où ça ne veut pas dire du tout la même chose. Un jour, on finira par écrire "je vais fabriquer pipi" !

Et tiens, là, je tombe sur "elle entrevit Bidule passer devant elle" qui me hérisse !

Pour ce qui est de l'anglais, je crois qu'une autre différence tient à la musicalité des langues. L'anglais est rythmé, comme le rock, il accepte des "He had had." (avec de beaux H expirés !) Le français, plus mélodieux, réclame un vocabulaire moins homophonique, donc moins de répétitions.

Et puis pour ce qui est de l'anglais moderne, les anglophones, à l'oral si ce n'est à l'écrit, abrègent les auxiliaires. "He was" devient "He's" (et en général, c'est là que je cesse de comprendre Wink)
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MessageSujet: Re: Armand de la fère, Riku et Aède au sommaire d'Univers III   Mer 1 Nov 2006 - 17:10

Je viens de tomber sur une coquille monstrueuse, p. 401 de l'édition poche (J'ai Lu) du tome 3 de la série "La couronne des Sept Royaumes" signé David B. Coe et précédemment parue (encore en tronçonné) chez Pygmalion :

"Il n'aurait pas dû sans soucier" au lieu de "il n'aurait pas dû s'en soucier".

Et je vous passe les fautes de traduction, les erreurs de petits mots (des "de" quand il faudrait des "à" etc), la ponctuation fantaisiste qui met des virgules absolument n'importe où, et les simples fautes de frappe (comme Lors au lieu de Lord). Le style de la traduction est lourd, des syntaxes parfois à pleurer. Ex. p. 237 : "Ses petits yeux verts, comme ceux d'un enfant retenu à l'intérieur à cause d'un orage imprévu, semblaient inconsolables". Voui, ok, donc la comparaison est sur "inconsolable", pas sur "verts", faudrait remettre les morceaux dans l'ordre, hein !

Alors effectivement, comment exiger des publications parfaites de la part de fanzines, où les gens sont des bénévoles qui n'ont pas que ça à faire, quand de prétendus professionnels travaillent de manière si cochonne, si irrespectueuse du lecteur ?

:sad1:
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MessageSujet: Re: Armand de la fère, Riku et Aède au sommaire d'Univers III   Mer 1 Nov 2006 - 17:44

Bon c'est ce qui m'avait semblé.

Pour les corrections actuelles, je suis d'accord, les éditeurs ne font pas leur travail et certains auteurs croient adopter des tournures savantes en employant des "de" à la place "à" du genre "commencer de" et cela m'horripile.
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MessageSujet: Re: Armand de la fère, Riku et Aède au sommaire d'Univers III   Mer 1 Nov 2006 - 20:49

Il n'y a aucun souci de confidences, car tout se passe en bonne intelligence avec Simon. En réalité, il a souligné le nombre élevé d'auxiliaires dans la toute première version. Je lui ai répondu que ce n'était pas des répétitions mais de la conjugaison. Néanmoins cela le génait. Effectivement, il faut jouer sur les propositions, éluder l'auxiliaire, mais je ne voayais pas comment faire sans modifier le rythme du récit. Placer un verbe ou un participe passé c'est différent "avaient acculé au bord du gouffre" est une action "acculé au bord du gouffre" est une situation. J'ai parlé de ceci au téléphone avec quelqu'un qui m'a déclaré que j'employais trop de temps. Du coup j'ai douté et je me suis fourvoyé. Mon incertitude subsistait tout de même puisqu'au mépris du secret que je voulais garder sur ce texte, je vous ai soumis le paragraphe litigieux en déflorant un peu l'ambiance de la nouvelle. Elle sera bientôt en ligne, après les Utopiales. Je vous tiens au courant. Nul doute que je vais encore la relire, même si je n'arrive pas à me critiquer, aussi improbable que cela paraisse en lisant mes acrimonies et autres éructations à la moindre liberté prise par un auteur. Parfois je me trompe aussi ...
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MessageSujet: Re: Armand de la fère, Riku et Aède au sommaire d'Univers III   Jeu 2 Nov 2006 - 22:48

Critique assez sévère que certains ont déjà lue.

http://www.fantastinet.com/volumes.php?id=600

Je ne m'en sors pas trop mal !!! Magali non plus ! Le style d'Aède est également salué puisqu'il est comparé à ... Lovecraft !!
Au fait cela m'a valu une entrée sur 42, c'est quoi 42 au juste, à part six fois sept ?

En six mots : "Salut, encore merci pour le poisson."
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MessageSujet: Re: Armand de la fère, Riku et Aède au sommaire d'Univers III   Sam 4 Nov 2006 - 10:25

Pour en revenir à l'emploi des temps, jai eu une illumination suite au conseil de Nedeleg, et suite à l'illustration de ce conseil. Que pensez-vous de :

L’étranger courait depuis des heures. Il fuyait depuis que sa secrète incursion en territoire ennemi avait brutalement pris fin.

(ici un retour à la ligne, sans saut de ligne )
EDIT
Les souvenirs affluèrent et il se remémora l’affrontement sanglant du petit matin. Les chasseurs avaient relevé son passage et lorsqu’ils acculèrent au bord du gouffre, son coutelas éventra le Pict intrépide qui se jetait sur lui, puis il sauta. Mieux valait mourir les os rompus que panteler à la pointe d’un couteau pict. La rivière se révéla plus profonde qu’il ne l’avait cru, et son audace lui procura une confortable avance. Ses poursuivants rebroussèrent chemin pour contourner la falaise. Le temps qu’ils parviennent à la rive et se scindent en deux groupes, l’un retournant alerter la tribu, l’autre inspectant les berges, il était loin.
La fin était pourtant proche, inéluctable. Rendus fous furieux par le sang et sa disparition, les guerriers le pistaient. Obstinément, les farouches hommes sauvages le poursuivaient. Ils gagnaient sans cesse du terrain, malgré ses tentatives pour brouiller sa trace, ou à cause du temps perdu à tenter de les égarer vainement. Bientôt les Picts fondraient sur lui et personne n’entendrait plus parler de Carrala l’éclaireur bossonien. Désormais, son vœu le plus cher était de ne pas mourir seul, et que l’un au moins de ces démons bruns fasse connaissance avec sa lame acérée.
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